Nous maintenons ce site pour rassembler en un seul endroit toutes les informations d’intérêt sur la marque Alfa Romeo. Nous sommes nouveaux et enthousiastes propriétaires d’une Stelvio TI Sport de 2021 (achat d’une occasion) de couleur rouge Competizione. Et elle a de l’allure …
Réaction à chaud, pour moi, lecteur assidu des articles sur la marque, des évaluations, statistiques et forums divers…
- L’esthétique : c’est un des VUS les plus agréables à regarder. Il a une allure musclée, j’aime bien ses formes arrondies (j’abhorre le design inutilement anguleux des voitures coréennes). Alfa Romeo conçoit des modèles à l’esthétique bien léchée, les lignes sont fluides avec de la rondeur et c’est ce que j’aime dans cette marque. On peut regretter certains aspects esthétiques États-uniens de la Tonale, choisis par l’ancien responsable de Dodge, aujourd’hui directeur du groupe Stellantis, hier patron de la conception de la Tonale/Hornet. Mais pour la Giulia et la Stelvio, il n’y a pas grand-chose à jeter.
- Le bruit : le moteur donne de la voix un peu rauque, un grognement sportif, mais placide (ce n’est pas une Quadrifoglio). Bien suffisant pour son usage qui n’aurait pas besoin des 280 chevaux fournis. Le son la rend vivante et agréable lorsqu’on appuie sur l’accélérateur. Qui a besoin des 505 chevaux de la Quadrifoglio dans la vie de tous les jours ?
- Le confort : optimal. Le véhicule n’a pas le luxe « m’as-tu-vu » d’une BMW, ni le silence d’une Audi (surtout berline de type A4). C’est un compromis entre les deux. Certaines personnes se sont plaintes du peu de luxe fourni pour le prix, mais pour ma part, ne voulant au grand jamais mettre 60k $CA dans une voiture neuve (c’est tout de même le quart du prix d’un condo à Montréal), préférant profiter de la dépréciation marquée des voitures de luxe, c’est un confort suffisant et appréciable. Les sièges sport maintiennent bien, sont très réglables (supports latéraux, support lombaire, hauteur des jambes), ne fatiguent pas, et la qualité est au rendez-vous. Le cuir des sièges est très beau.
- L’espace : bien assez d’espace pour les jambes, parce que nous ne sommes pas des géants. Sièges confortables à l’arrière. Le coffre de 525 litres est sur le papier moins volumineux que le coffre de notre précédente Subaru Crosstrek 2022 (véhicule que j’ai détesté bien qu’il soit toujours bien noté au Québec) qui était, lui, de 588 litres. À moins qu’il y ait une erreur dans la documentation, à l’usage, le coffre de la Stelvio me paraît plus vaste que celui de la Crosstrek. Weird.
- Praticabilité : la version TI Sport a toutes les options qui paraissent indispensables et plus encore. Je suis de la vieille école, je ne cherche pas des gadgets, j’achète une voiture confortable et agréable à conduire, qui nous donne envie d’aller sur les routes. Notre précédente Crosstrek était une machine horrible, avec une suspension trop souple qui nous faisait danser sur les imperfections des routes Montréalaises, dans une gigue souvent insupportable qui finissait souvent en jurons… Mais je ne lui en ai pas voulu, c’est à la hauteur du prix payé, pour une voiture qui n’a eu aucun problème en près de 3 ans de possession. Il ne fallait pas lui en demander trop. C’était une voiture que j’ai mal utilisée, principalement en ville, alors qu’elle est faite pour aller en dehors de l’asphalte. My bad. Si seulement ses 152 chevaux ne consommaient pas autant que les 280 chevaux actuels…
Certains utilisateurs se sont plaints de la localisation des porte-gobelets à l’avant, mais sérieusement, je ne comprends vraiment pas cette curieuse habitude nord-américaine qui consiste à boire en voiture. Je n’en ai, de mémoire, jamais eu l’usage en plus de vingt ans de conduite. Si j’ai besoin d’un café, je fais une pause bien méritée avant de repartir.
Mes options minimales que je recherche :- surveillance des angles morts (un must à Montréal où les clignotants sont trop souvent optionnels),
- détecteurs avant et arrière pour faciliter le stationnement,
- freinage d’urgence autonome,
- toit panoramique (pas si indispensable),
- navigation alternative à celle du téléphone (donc compatibilité Android et iPhone requise)
- sièges réglables avec mémoire
- volant chauffant, les sièges avant et arrière chauffants,
- caméra arrière de recul (un simple signal sonore aurait suffi, mais pour le prix).
- chargement sans fil (pas indispensable, la connexion aux téléphones reste filaire sur cette année modèle)
- Infodivertissement : c’est un point souvent mis en avant avec les Alfa Romeo d’avant 2025 (sauf Tonale). L’écran tactile ne serait pas assez grand, pas assez fluide, pas assez… C’est sûr que les passionnés de la démesure de BMW ou Mercedes doivent trouver cela décevant pour le prix. Mais pour moi qui ai dû utiliser l’écran de 6 pouces de la Crosstrek, passer à 8 pouces est un saut qualitatif considérable. Sa taille est suffisante, je n’ai pas besoin des écrans gigantesques qui traversent le tableau de bord et qui divertissent inutilement. J’achète une voiture, pas un home cinema !
L’écran pas assez fluide ? Je ne sais pas ce que veulent les conducteurs de nos jours, jouer sur la console de la voiture, je ne sais pas. Pour changer de chaîne de radio, paramétrer les options et activer la navigation, la fluidité est bien suffisante. Je n’ai jamais besoin de m’y reprendre à deux fois.
L’écran est assez grand, je ne recherche pas la démesure. Il est suffisamment réactif, je ne cherche pas à jouer dessus comme sur la tablette de la maison. Oui, la définition de la caméra arrière pourrait être meilleure, mais elle est suffisante pour l’usage qui en est fait. Encore une fois, je suis de la vieille école, et je conduis encore sans dépendre inutilement de toutes les options que les constructeurs ajoutent. - Navigation : le véhicule que j’ai acheté dispose de l’option de navigation interne. Elle est très simpliste, les distances sont approximatives (il m’indiquait un arrêt à 20 mètres alors que j’y étais déjà), mais elle peut sobrement afficher au centre du cockpit les virages de l’itinéraire sélectionné. Hélas ! La carte fournie ne donne que le nom de la route sur laquelle on roule et pas les autres. C’est d’une sobriété de jardin Zen. Mais elle a le mérite d’exister.
- Toit panoramique qui s’ouvre (un peu) : il est fréquent d’avoir un toit panoramique dans les SUV, c’est très agréable, mais je ne suis pas fana. Je m’en méfie, surtout quand le toit s’ouvre. Je m’attends à toutes sortes de problèmes à l’usage, et ce, quelle que soit la marque.

Quels sont les défauts de la Stelvio ? Honnêtement, je lui en trouve juste deux pour l’instant :
- L’épaisseur du pilier A est gênante, bloquant la vue. Heureusement que mon modèle possède toutes sortes d’options de sécurité et d’alertes pour compenser
- Les alertes de sécurité se déclenchent parfois, très brièvement, sans raison. Le problème réside dans le niveau de tolérance que nous risquons de développer pour compenser les alertes excessives, jusqu’à ce qu’il y ait un vrai danger (les faux positifs).
Des défauts souvent mentionnés, que je n’ai pas encore expérimenté :
- La sensibilité du frein. Roulant principalement en mode A (avancé/adaptatif) et N (neutre/naturel), je n’ai pas rencontré de souci. L’inverse plutôt : le véhicule tarde un peu à s’arrêter.
- Le démarrage automatique (start/stop) faisant démarrer par soubresaut. Pour la même raison que le point précédent, je le désactive dès que j’en ai l’occasion. Et même activé, rien de particulièrement désagréable ne se passe.
